Archive | février 2014

Premiers pas au Rajasthan

Udaipur représente notre première étape dans le Rajasthan. Un des états les plus touristiques de l’Inde, connu pour ses nombreux palais. Un état dont on parlait souvent entre nous et qui nous laissait rêveurs.

On est épuisé en arrivant car notre voyage en train de nuit n’aura pas été des plus confortables et le sommeil a été difficile à trouver.

Heureusement en sortant de la gare, il n’y a pas énormément de chauffeurs de rickshaw donc on ne se fait sauter dessus. C’est assez rare en Inde pour être souligné ! Finalement un Indien se présente à nous, et nous propose une course pour rallier le quartier du fort d’Udaipur à un prix dérisoire.. Je suis assez sceptique, et crains qu’il nous emmène dans un magasin d’artisanat quelconque pour toucher une commission. J’ai été bien mauvaise langue ! Il nous a déposé à l’hôtel de notre choix sans même discuter ou nous proposer une chambre moins chère dans un hôtel commissionné. Décidemment le Rajasthan c’est bien plus que relax que ce à quoi on s’attendait !

Ici, on se croirait dans des films ou documentaires sur l’Inde. C’est finalement le cliché de ce qu’on peut imaginer au sujet de ce pays. En tout cas c’est l’image que nous nous en faisions Jé et moi.  Des ruelles avec pleins de petites échoppes qui vendent de tout, beaucoup d’artisanat, des tailleurs, etc. D’ailleurs Jé se fera faire un costume sur mesure pour le mariage de son frère. Il est magnifique, ça m’a donné des envies de mariage à moi aussi !

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On peut aussi croiser du monde dans ces petites ruelles, des vaches et des chèvres partout, des enfants qui vous sourient et vous courent après en vous réclamant des bonbons et des stylos, des rikshaws de partout, des mendiants à qui il manque des membres, etc… Et bien sûr du bruit ! Sans ça, ce ne serait pas l’Inde.

Et nous on adore (sauf le bruit..)! En plus, au restaurant situé sur le toit de notre hôtel on observe le lac et le fort qui s’y dresse à une extrémité. Une vue incroyable. Nous avons aussi une vue sur les toits des tous les autres bâtiments qui nous entourent. On se croirait dans Aladin…

Du coup, on ne se lasse pas de flâner  dans les ruelles, on achète quelques souvenirs (dont des poignées de porte pour notre future cuisine…), on caresse les chiens et les chiots qui sont en nombre ici, on admire les saris des femmes, on visite quelques temples, etc.

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Et à Udaipur, on visite notre premier palais dans le Rajasthan. Bon et bien le Rajasthan qui est connu pour ses palais ne nous déçoit pas. C’est très très beau. On se régale !

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Il surplombe un lac, sur lequel se trouvent quelques îles hôtels. On monte donc à bord d’un bateau pour en visiter une, et c’est très beau, assez luxueux, et une fois encore, ça me donne des idées de lieu pour un mariage !

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Après notre visite du fort, on décide de découvrir Udaipur autrement et de prendre une guide, Meenu, qui nous a emmené dans les quartiers non touristiques d’Udaipur, pas pour visiter, car il n’y avait pas grand-chose à voir, mais pour nous expliquer la vie indienne, avec son système de castes, sa vie au rythme des religions, ses traditions culinaires, vestimentaires, etc. C’est très intéressant, Meenu est une femme Indienne avec un sacré caractère, elle est très indépendante et ne tient pas à dépendre de son mari. Elle nous a trimballés d’un bout à l’autre d’Udaipur pendant au moins 5 heures, nous sommes rentrés sur les rotules, la tête bien pleine ! Bon quelques heures après on ne vous cache pas qu’on ne se rappelle pas la moitié des informations qu’elle nous a donné tellement il y en avait. Mais n’empêche, quelle expérience !

Le dernier soir sur Udaipur on s’offre un petit massage thérapeutique, c’est comme l’ostéo en France mais en un peu plus douloureux. Ça nous a fait un bien fou, et nous voilà donc prêts et bien formés pour continuer notre voyage.

On a hâte d’être sur Jodhpur désormais, pour visiter un autre palais !

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Bollywood city

Nous voilà partis de notre base lunaire d’Hampi pour Mumbaï dans notre premier bus de nuit.

« Un bus de nuit c’est comme un train de nuit mais en mieux » pensait-on. Erreur !!!

Certes le confort était au rendez-vous avec un grand lit 2 places au fond du car, mais par contre la conduite et les routes indiennes ne font pas bon ménage avec notre sommeil de plomb. On se fait secouer dans tous les sens, et vas-y que je percute le plafond à chaque dos d’âne, que je donne un coup de coude à ma voisine (désolé doudoune …) ou que je glisse du lit à deux doigts de m’exploser sur la voisine du dessous à chaque coup de volant. Et bien sûr pas de toilettes, donc obligé de faire arrêter le bus pour faire nos besoins.

Après une dizaine d’heures à essayer de dormir nous pensions arriver dans Mumbaï même pour trouver un hôtel et dormir enfin. Mais une bonne surprise nous attend à la sortie du bus. Nous sommes sur le bord de la route à une dizaine de kilomètres du centre de Mumbaï et une tripotée de tuk tuks et de taxis nous saute dessus. Une sensation de frustration et de colère s’empare de moi, « c’est quoi ce B….l !! ».

On se calme et on réfléchit aux possibilités qui s’offrent à nous avec deux filles anglaises, qui sont toutes aussi surprises de la situation. Soit on prend un tuk tuk doudoune et moi mais ça va nous coûter bonbon et en plus on apprend que les tuk tuks ne sont pas autorisés dans le centre-ville. Soit on prend un taxi avec les filles.

Et c’est parti pour notre premier tour de taxi indien dans une petite voiture Tata. Sacs à dos sur le toit, on part pour la gare ferroviaire, destination des deux anglaises et de nous-même pour effectuer l’achat d’un billet de train à destination d’Udaipur dans le Rajasthan.

La mission pour acheter le billet de train est une autre histoire……

OK, Je vous la raconte.

Comme je disais, l’achat de billet de train en Inde c’est une mission. Soit vous le réservez des semaines voire des mois à l’avance soit vous devez faire la queue 24h avant votre départ pour l’acheter en « Tatkal » (dernière minute quoi !). C’est parti pour le Tatkal, on remplit un formulaire qui demande quel train et quel classe on souhaite réserver puis on fournit une photocopie du passeport qu’on ne doit pas oublier de signer et enfin, commence la bagarre dans la file indienne. Rien que ça !

Ce n’est pas fini.

En tant que bon citoyen européen, nous faisons la queue les uns derrière les autres et nous respectons l’ordre d’arrivée. En Inde, ça n’existe pas. Tu dois t’imposer et te faufiler à travers la foule (assez simple vu ma grande taille) pour donner tes papiers et l’argent tout en essayant de parler un anglais correcte pour que le type du guichet ne te snobe pas pour le suivant.

Pas de bol, quand j’approche enfin le guichet, les derniers billets étaient déjà partis ! La rage ! Heureusement le guichetier prend pitié de nous et nous propose un itinéraire « bis » pour rejoindre Udaipur. On ne mettra que 8 heures de plus que le train direct.. Suuuuuuper !

Billets enfin en poche on peut chercher un hôtel dans Mumbaï. Après s’être installé dans une petite chambre comme toutes les autres en Inde mais deux fois plus chère, on décide d’aller marcher pour notre seule journée dans la ville de Bollywood.

La ville est très jolie avec une architecture très coloniale dont le Gateway et l’hôtel Taj Mahal Palace.

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Certains bâtiments sont classés Unesco comme la gare ferroviaire.

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L’ambiance est tout de même bien indienne avec le bruit des klaxons, et la foule, et nous qui arrivions d’Hampi cela nous a fait un sacré choc. Cependant on s’attendait à bien pire au niveau de la foule car Mumbai est l’une des plus grosses villes Indiennes.

Après une grosse journée de marche et de fatigue accumulée suite à notre voyage en bus, nous pensions manger dans un petit restaurant et rentrer dormir. Mais nous avions oublié où nous étions, et en Inde il y a toujours des surprises. On se retrouve au coin d’une rue face à un groupe de musiciens qui tambourinent comme des fous, suivi d’un cortège de gens qui dansent sûrement pour fêter un futur mariage. On regarde, on apprécie et on se fait embarquer dans la foule pour danser à leur côté. On essaye de se mettre en mode danse indienne, on lève les bras, on tourne les poignets et on bouge le corps et le bassin… On passe un très bon moment mais quand la fatigue prend le dessus et qu’on n’a plus de tympans on se dit que c’est le moment de souhaiter bonne chance aux futurs mariés et de rentrer se coucher.

Cette journée fut très intense mais ce qui nous attend demain l’est tout autant, avec beaucoup de transport (1h30 de bus et 19 heures de train) pour arriver dans notre prochain état, le Rajasthan.

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Hampi la magnifique!!

Nous sommes arrivés à Hampi après une première nuit en train couchette. Quelques 14 heures plus tôt, nous étions donc en ville, dans le bruit, la pollution et la foule. Quel choc donc, d’arriver à Hampi !

C’est un havre de paix, dans un paysage incroyable. Nous sommes sur un petit nuage avec Jé. On se croirait dans un village fait de petites ruelles, avec des guestouses toutes aussi jolies les unes que les autres, et des restaurants et des bars sur tous les toits des bâtiments.

Les boutiques vendent des bijoux en argent, des sacs en cuir, des vêtements à la mode baba cool, etc. Hampi est clairement orienté vers les touristes, mais positivement. Et oui l’hébergement n’est pas plus cher qu’ailleurs, et les restaurants proposent de la cuisine indienne mais aussi occidentale. Qu’est-ce que ça fait du bien de manger du riz avec des champignons et de la crème fraiche ou encore des lasagnes. Et tout ça pour un prix dérisoire.

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Avec Jé, on se dit que nous allons adorer notre séjour ici, avant même d’avoir commencé les visites. Nous n’avons de toute façon qu’à regarder ce qui nous entoure pour apprécier la beauté et le calme d’Hampi.

Ici on se croirait dans un désert de pierre, avec de temps à autres des champs de palmiers, des temples (en pierre bien sûr), et une rivière qui traverse le tout. C’est splendide. Jé me dit que ça lui évoque un paysage lunaire. Je suis assez d’accord.

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Pour couronner le tout à Hampi, il n’y a presque pas de circulation dans les ruelles. C’est donc le calme absolu. Pas de klaxons du tout !

La nuit les températures redescendent ce qui nous permet de dormir comme des rois.

Doit-on vraiment repartir un jour ??? Si depuis le début de notre voyage nous devions parler de coup de cœur, c’est définitivement ici qu’il est survenu !

Mais cessons de s’extasier, il faut quand même bien commencer à visiter.

On décide de partir à pied, et d’aller marcher le long de la rivière. C’est d’abord le calme qui nous plait, voir nous surprend. Un tel silence, ça ne s’était pas entendu depuis les backwaters, à la différence près que ce silence-là devrait nous entourer pendant au moins quelques jours quand ça n’a duré que quelques heures la-bas.

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On ose à peine parler, on ne voudrait pas gâcher ces instants de découverte. La vue qui s’offre à nous est magnifique. Nous ne nous en lassons pas. Les temples en pierre datent du 14ème siècle, certains sont très bien conservés, d’autres se sont partiellement effondrés et certains ne sont plus que des ruines.

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Cela reste grandiose, on essaie de s’imaginer la vie ici, il y a quelques centaines d’années, c’est une ambiance quasi mystique.

Après cet avant-goût de visite, on décide de louer une motocyclette pour partir faire la tournée des anciens temples le lendemain.

C’est donc cheveux au vent que l’on avance à travers les ruines d’Hampi. Les paysages sont d’une beauté incroyable, nous sommes complètement sous le charme. On passera notre journée à visiter Hampi dans les moindres recoins.

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Mais une journée n’est évidemment pas suffisante et nous passons les jours suivants à explorer les alentours à pied.

Ici le temps semble n’avoir aucune emprise sur nous. A chaque fois que le paysage nous parait un peu plus grandiose qu’ailleurs, nous nous asseyons et restons là, une, deux ou trois heures, à discuter de la vie. On se permet de rêver.

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C’est aussi le temps des grandes révélations. T’aimerais faire des enfants ? Dans combien de temps ? Tu voudrais les élever comment ?

On se surprend donc à parler très sérieusement de notre vie future, et c’est assez bien car nous partageons les mêmes valeurs. Important lorsque l’on veut fonder une famille.

Hampi c’est également des couchers de soleil fabuleux. Chaque soir, nous allons nous poser sur des rochers différents afin de profiter du spectacle. Un spectacle à couper le souffle.

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Alors bien sûr entre ces visites, on prend également le temps de se relaxer. On mange des plats délicieux, assis sur des petits matelas à même le sol avec une table basse, sur les toits des différentes guesthouses. On admire le paysage en sirotant nos cocktails de fruits frais. On joue aux échecs.

Douceur de vivre quand tu nous tiens.

A vrai dire, nous avons tellement aimé Hampi que nous avons décidé de ne pas aller à Goa pour profiter de quelques jours de plus ici. La plage, on en profitera quand nous serons aux Philippines.

C’est donc une semaine entière que nous consacrerons à Hampi, et malgré tout, nous aurions pu y rester beaucoup plus longtemps.

Hampi restera gravé dans nos têtes, et surtout dans notre peau, car après avoir pris les commandes du scooter, je nous ai lamentablement envoyé dans le décor. De bien belles écorchures un peu partout, et un peu mal aux articulations, mais rien de bien grave, et c’est l’essentiel ! C’est donc clair, la conduite du scooter, c’est le boulot de Jé. Je me contenterai désormais du siège arrière, je ne veux pas tuer mon mec quand même !

 

 

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De la fraîcheur d’Ooty à la chaleur de Mysore!

Depuis Cochin nous avons fait 2 étapes, une à Ooty, et une autre à Mysore.

Ooty c’est à 2100 mètres d’altitude (on peut y accéder par un petit train agréable) et c’est une ville très appréciée des touristes indiens qui fuient la chaleur des grosses villes l’été pour retrouver un peu de fraicheur.

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Et question fraicheur on a été plus que servi. Les températures durant la nuit flirtaient zéro degré, et bien sûr notre chambre d’hôtel avait une fenêtre qui ne fermait pas, pas de radiateur, du simple vitrage, et une couverture d’environ 10 ans d’âge d’un demi-millimètre d’épaisseur. Dire qu’on a eu froid serait bien en dessous de la réalité ! On s’est pelé le derrière à ne pas pouvoir en dormir et à se réveiller avec des courbatures tellement on s’est contracté pendant la nuit.

Le premier matin, au réveil, c’est donc la soupe à la grimace. Je veux retourner dans la vallée pour retrouver mes 40 degrés ! Heureusement Jé n’abandonne pas aussi rapidement que moi et on finit donc par aller en ville, à l’office de tourisme, pour trouver un guide qui nous emmènera faire de la randonnée dans ces jolies collines.

Et oui ici il faut un guide pour randonner. Mais bon, comme le coin nous semble vraiment sympa, on se dit que cette fois-ci, en plus d’explorer les environs par nous-même, on s’offrira une journée à travers les forêts et les villages isolés indiens.

Et là, pour une fois que nous sommes prêts à prendre un guide pour randonner, on nous explique qu’on ne peut plus faire de rando tant que le tigre qui rôde n’aura pas été capturé. Ah bon, un tigre ?? Oui oui nous explique notre interlocuteur, le tigre qui a mangé 3 Indiens il y a un mois. Est-ce que c’est une blague ? Il semble très sérieux alors on finit par le croire. On n’en saura pas vraiment plus sur cette histoire, mais contrairement à Munnar, aucun guide ne nous aura accosté dans la rue pendant nos 3 jours ici, alors on commence à se dire que c’est peut-être vrai.

Du coup, on ne sortira pas des sentiers battus, nous avons en plus eu confirmation que le coin était effectivement connu pour abriter des tigres, alors on ne va pas tenter le diable.  On se contentera de visiter les églises (et d’assister à une messe), de se prélasser au magnifique jardin botanique, et de s’amuser à la base nautique ! Au programme ? Pédalo, fête foraine, rodéo, etc. Mortelles les vacances.

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Au final on aura passé 3 jours et 2 nuits ici, avec une deuxième nuit bien plus agréable puisqu’on aura réclamé 2 autres couvertures à l’hôtel et préparé des bouillottes avec nos bouteilles d’eau.

Malgré ces bons moments, nous sommes bien contents de retourner vers un peu de chaleur. Et c’est à Mysore que nous l’avons trouvé.

Mysore possède un palais royal absolument magnifique. Même si d’extérieur il ne paie pas forcément de mine, les salles à l’intérieur sont sublimes.

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C’est coloré, c’est haut de plafond, il y a des lustres de partout, des portes en bois et en ivoire, des colonnes en or, etc. On passera un temps phénoménal à tout bien regarder avec Jé. Malheureusement il était interdit de faire des photos, alors vous n’en verrez rien, à moins de vous y rendre vous-même !

A Mysore, on a aussi pris notre revanche sur le fiasco de notre journée au parc Dreamworld. En effet, on a vu sur des affiches que la ville possédait un parc aquatique assez sympa alors on a décidé d’y faire un tour. Et pour 4€ et des patates l’entrée, on a bien fait d’y aller !

Déjà, comme c’est un jour de semaine, le parc est vide. Il n’y a quasiment personne. Du coup, les attractions n’ouvrent que lorsque des clients se présentent. Ça donne une impression assez bizarre, mais on ne va pas se plaindre, pour une fois qu’on ne fait pas la queue. Ça se remplit un peu l’après-midi car certaines écoles viennent passez la journée ou demi-journée au parc.

En plus les attractions sont chouettes, une sorte de CenterParc avec des toboggans bien mieux !

Enfin les Indiens sont juste trop marrants à regarder. Tout le monde se baigne tout habillé. Les filles en sari, les hommes en jean et tee-shirt, les écoliers en uniforme. Et que ça danse, que ça crie, que ça s’éclabousse, etc. Nous ne sommes pas nombreux, mais l’ambiance est aussi chaude que si nous étions 10 000 personnes en boite de nuit !

Cette journée aurait pu être parfaite si Jé n’avait pas rendu son repas pris dans un resto du parc le midi. Et voilà, première fois que l’un de nous est malade pendant le voyage (entre nous, j’ai toujours su que ça serait lui qui serait malade, moi je suis trop une force de la nature pour qu’on puisse me mettre KO).

Le lendemain, après une petite grasse matinée (Jé en avait bien besoin), on se promène au bazar de Mysore (très coloré avec plein d’épices), on geek sur internet, et pour finir, on va prendre notre premier train de nuit depuis que nous sommes en Inde.

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Nous pensions avoir réservé une classe pas trop mal, mais il y a en réalité tellement de classes différentes que nous nous sommes trompés et nous retrouvons dans la classe la plus pourrie. Alors cela implique de dormir sur une couchette épaisse comme un sandwich SNCF, de ne pas avoir de rideaux pour un semblant d’intimité, pas de draps bien sûr, pas de climatisation, pas de compartiment, bref le confort minimum ! Il va sans dire que nous n’étions qu’avec des indiens car les touristes étrangers, eux, avaient choisi des classes supérieures. Heu rectification, des Indiens et des cafards. Comment ai-je pu les oublier ! Ils passent à toute vitesse à vos pieds, si bien que vous n’avez même pas le temps de les écraser, vous narguent en passant sur votre banquette, et vous attendent bien sagement dans les toilettes !

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Heureusement on ne dormira quand même pas si mal, si on fait abstraction des 2 gros ronfleurs, et du gamin qui s’est cassé la figure de la banquette du haut…

Après presque 14h de train, nous sommes enfin à Hampi, et c’est certainement le lieu le plus beau de notre voyage en Inde jusqu’à présent.

Mais ça, c’est une autre histoire !

 

 

 

 

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Fort Cochin.

Cochin c’est bien ! C’est très empreint de la colonisation et pour le coup  s’il n’y avait pas tous ces tuk tuks on pourrait se croire en Europe. Il y a pleins de petites ruelles avec des boutiques d’artisanat partout, et des vendeurs d’antiquités.

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On se plait à se promener ici. Un peu plus et je me croirais dans le sud de la France, à faire mon marché. On a loué des vélos à la journée, vu que les distances sont assez longues d’un point à un autre, c’est plus agréable que de marcher ou d’emprunter un tuktuk.

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Le soir, on se dirige vers le bord de plage, où nous découvrons une nouvelle façon de pêcher.

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Alors qu’on commente le procédé complètement archaïque, des touristes nous font remarquer que nous avons les mêmes systèmes en France, en Charente parait-il. Bravo, la honte sur nous. Je crois qu’après ce voyage il va falloir se remettre à visiter notre pays !

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En tout cas, à peine les poissons pêchés, ils sont mis en vente sur des petits étals dans la rue. Plus frais, ce n’est pas possible !

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A Cochin j’aurais aussi adoré notre guesthouse ! Et oui le propriétaire avait un jeu d’échecs, et lorsqu’il m’a vu faire une partie contre Jé, il m’a aussitôt demandé de prendre la prochaine partie. Bon j’aurais dû trouver ça louche un tel empressement, il m’a mis une sacrée rouste ! Heureusement j’ai eu ma revanche le lendemain et ce fut à mon tour de lui botter le train arrière. J’ai fait honneur à mon cher Monsieur Brun, prof d’échecs au collège !

Allez, bye bye cochin, on se dirige désormais vers Ooty, pour retrouver un peu de fraîcheur.

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Les Backwaters d’Allepey

Je vais ici aborder notre séjour à Alleppey, un des points d’accès aux fameuses backwaters. La ville en elle-même n’a rien d’extraordinaire, et de toute façon nous ne sommes pas vraiment enclin à la visiter, nos esprits sont trop occupés à préparer notre promenade au fil des canaux sur les backwaters. De plus j’ai choppé une sale infection aux mains qui m’empêche de me servir de ma main droite et handicape aussi ma main gauche. Bref, soyons franche je suis un boulet. Je n’ose plus rien toucher car j’ai peur que mes sales pustules dégoutantes ne s’infectent encore plus. Mais pas le temps de m’apitoyer sur mon sort car demain, on passe la journée en canoé, façon gondole, on ne va quand même pas ramer, on est en vacances, on est là pour se détendre !

Alors les backwaters c’est 900 kms de canaux. Certains très larges,

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d’autres très étroits,

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dans lesquels on peut passer une, deux, voire trois journées en croisière à admirer les palmiers le long des rives et s’arrêter de temps en temps pour visiter les villages. Car oui, ici pas de tuk tuk ou de voiture, non les indiens ne se déplacent qu’en bateaux. Et c’est ce qui fait le charme des backwaters, l’espace d’une journée ou plus, on oublie toute cette foule et tout ce bruit, pour se concentrer sur le chant des oiseaux,

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le battement d’ailes des libellules, la beauté des nénuphars et le mouvement des branches causé par un léger vent.

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Qu’est-ce que c’est agréable ! La journée passe à toute allure, nous n’empruntons que de tous petits canaux car notre embarcation est minuscule et nous permet de passer partout.

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C’est une raison qui nous a poussé à choisir le canoé plutôt que le houseboat. Nous voulions nous enfoncer au plus profond des backwaters. Et pour le coup nous n’avons pas été déçu c’était fabuleux. Les enfants sur les rives vous saluent à force de « Hello, how are you » et courent sur les rives pour rester à votre niveau en vous gratifiant de leurs merveilleux sourires. L’eau des backwaters semble servir pour tous les actes de la vie quotidienne : la douche, la lessive, la vaisselle, la cuisine, etc. On s’imprègne de ces scènes de la vie quotidienne Indienne et on se dit que notre vie en France est décidément très facile… Jé avait mis son maillot de bain, mais il ne se baignera finalement pas. L’eau ne nous semble franchement pas très propre. Et pour moi la question ne se pose même pas, je crois que mes doigts ne survivraient pas à une eau aussi dégoutante ! Au retour de notre ballade au fil de l’eau, nous avons déjeuné dans la maison de notre rameur. Un repas délicieux cuisiné par son épouse qui aura fait frémir nos papilles.

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Finalement la seule chose qui manque sur le canoé, c’est le confort ! Au bout de 4 heures, on était bien content d’arriver sur la rive.

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C’est ça finalement le gros plus de l’houseboat, le confort ! Et certainement aussi le fait de pouvoir admirer le coucher et lever de soleil sur les backwaters puisque l’on dort sur l’eau. On se dit que les deux valent vraiment le coup, ils sont assez complémentaires.

DSC05780 Houseboat ou Riceboat DSC05872

Après cette fabuleuse journée, on file à l’hôpital dans l’espoir d’avoir rendez-vous avec un dermatologue. Sauf que celui-ci ne sera là que le lendemain alors je suis redirigée vers le médecin généraliste. Jusque là ça ne me pose pas de problème sauf que ledit médecin est en fait un étudiant en médecine qui n’est pas du tout sûr de lui et qui me prescrit une crème toute pourrie au parfum de rose, super ! Je me permets de lire ce qu’il y écrit sur le flacon et je m’aperçois alors que c’est une crème hydratante tout ce qu’il y a de plus basique, et qu’il ne faut surtout pas l’appliquer sur des plaies ouvertes, c’est qui est le cas de mes doigts… Génial ! Bon je repars dépité, ça fait une semaine que ça dure, je ne peux même plus plier les doigts de la main droite et je me réveille toutes les nuits tellement j’ai mal.

Allez ça finira bien par passer et puis demain avec jé on se fait un cadeau ! 2 heures et demi de massage !

Alors finalement les massages avec Jé, on adore, mais 2h30 c’est vraiment trop, trop long ! Finalement une heure c’est la durée parfaite pour te dire que tu as adoré ça et te redonner l’envie d’un faire un plus tard.

Le soir on retente notre chance à l’hôpital et je rencontre enfin la dermato ! Elle regarde mes doigts et fait la grimace. Oups ça doit pas être bon signe.  J’en ai finalement pour 5 jours d’antibio, plus des bains de mains, plus une crème. Elle me dit que c’est une réaction allergique qui s’est ensuite infecté et sur laquelle j’ai choppé un germe. Bref, je dois checker mes allergies de retour en France car elle m’a expliqué qu’on développe souvent de nouvelles allergies quand on arrive dans un nouvel environnement. A voir donc !

Il est désormais temps de partir sur Cochin, ville empreinte de la colonisation portugaise et néerlandaise en Inde

 

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Quand la marche s’en va à Munnar…

Nous sommes dans les plantations de thé de Munnar. La route pour y accéder a été absolument magnifique, bien plus beau que la ville elle-même à vrai dire. Les plantations de thé sont d’un vert éclantant, à perte de vue. De plus, il y a une rivière assez large au bas de la vallée, les plantations sont donc tout autour de cette étendue d’eau c’est très beau.

Nous avons hâte de pouvoir faire de la rando la-dedans ! On décide donc après avoir trouvé notre guesthouse de se diriger vers l’office de tourisme pour trouver une carte indiquant les randos dans le coin. Et c’est malheureusement là que commence la galère. Ce n’est pas un office de tourisme que nous trouvons mais des centres de réservations de tours. Et ils nous informent que l’on ne peut faire de la rando qu’à la seule condition de passer par des tours avec des guides. Et Jé et moi si il y a bien une chose que l’on déteste, c’est payer pour randonner ! On demande alors si il n’y a pas d’autres moyens et on nous répond que non car les plantations de thé étant des propriétés privées, la seule possibilité pour y accéder et d’être accompagné d’un guide accrédité.

Mouais on n’aime pas bien trop randonner en groupe organisé. On se renseigne malgré tout pour un trekk de 2 jours avec une nuit dans un village. 190€ pour nous 2. Intouchable donc. Payer aussi cher pour de la marche, ça ne nous plait mais alors pas du tout !

Bon on finit par trouver un homme dans un vrai office de tourisme qui nous indique une rando de 8 kms à travers les plantations de thé, et que l’on peut faire sans guide. On part donc avec Jé vers cette petite marche. On finira comme d’habitude par se perdre et au lieu des 8 kms on fera beaucoup, beaucoup, beaucoup plus ! C’est assez joli mais cette rando que l’on peut faire par nous-même n’est pas située au niveau de la rivière  alors le paysage n’a rien de comparable avec ce que l’on a vu dans le bus en venant à Munnar. Nous sommes quelque peu déçus même si les plantations restent jolies.

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Heureusement nous aurons aperçu le fameux écureuil géant en voie de disparition alors cela aura égayé notre journée.

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Du coup Munnar, on décide de ne pas y rester plus longtemps. On se dit qu’on aura notre dose de rando au Népal alors autant ne pas s’attarder ici et profiter d’autres beaux coins en Inde.

Mais cela reste une vraie déception car les environs avaient l’air d’une exceptionnelle beauté et nous n’en avons malheureusement pas profité.

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