Archive | janvier 2014

De Trichy à Madurai

Nous sommes désormais à Madurai, ville d’un million deux cents mille indiens. Mais depuis Pondichérry nous avons fait 2 autres étapes. Une à Thanjavur, et une à Trichy.

Trichy était un passage obligatoire car nous devions aller au bureau de SriLankan Airlines pour se faire rembourser un billet d’avion acheté à l’aéroport de Colombo. En effet au moment d’embarquer pour l’Inde, la compagnie aérienne nous a obligé à prendre un billet retour sous peine de quoi nous ne pouvions pas embarquer ! Evidemment ce billet ne nous sert à rien car nous ne comptons pas retourner au Sri Lanka mais bien aller au Népal, et par les terres. Bon heureusement Trichy ne représente pas que des soucis, nous avons visité des temples, un fort et d’autres choses assez jolies, même si nous restons sous le charme de notre premier temple à Thanjavur.

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En revanche on a beaucoup apprécié se promener dans les rues et être témoins de nombreuses scènes de la vie quotidienne indienne. On assiste parfois à des choses vraiment insolites.

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Madurai ensuite. C’est une grande ville, bruyante, comme partout en Inde. Et ça pue, comme partout en Inde aussi. Heureusement on y a visité un très beau temple mais impossible de faire des photos car c’était interdit. Nous avons dû déposer au vestiaire notre sac avec le fameux appareil avant d’entrer dans le temple. Ça ne rigole pas dis donc ! Nous sommes ensuite passés au détecteur de métaux, et nous n’avons pas sonné, on a donc pu enfin entrer ! Le temple est assez grand avec notamment une salle aux mille piliers, un bassin, 12 goturams, etc. On ne peut pas aller partout car certaines parties du temple sont réservées aux Hindous. Cela n’empêche pas de bien en profiter et c’est très beau. Mais à Madurai on a surtout visité un Palace Royal et un super musée sur la vie de Ghandi. On est désormais incollable sur sa vie!  On a pu voir la tenue qu’il portait losqu’il a été assassiné, on a trouvé que c’était particulier de l’exposer dans un musée. Heureusement avec le temps les taches de sang sont devenues presque invisibles.

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Les petits moments insolites :

  • Voir les Indiens pisser dans les rues
  • Se faire prendre en photo à tout bout de champ par les Indiens
  • Voir des vaches et des éléphants dans les temples
  • Voir des rats trop souvent à mon goût
  • Avoir les toilettes bouchées  avec des jolies remontées dans la salle de bain de notre chambre d’hôtel.. (évidemment on a changé de chambre!)
  • Acheter des draps pour dormir dans les hôtels où les draps ne sont pas fournis
  • Se faire sauter dessus par des enfants à la sortie d’une école qui veulent se faire prendre en photo et nous serrer la main (et voler le rummiks cube en porte-clé offert par Margot et Manu sur notre sac à dos)
  • Voir quantité d’Indiens qui dorment sur le sol, en plein soleil  dans les détritus et les mauvaises odeurs, et se demander si ils sont morts ou vivants
  • Voir un nombre impressionnant de personnes en situation de handicap
  • Se faire roter à la tronche par un Indien alors que tu es en train de lui parler…
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Le Temple de Thanjavur

Et voilà nous avons quitté Pondy ! L’aventure commence maintenant.

La veille nous étions passés à la gare routière demander à quelle heure était le premier bus pour Thanjavur. Après s’être plus fait envoyer ballader que renseigner, on croit avoir compris qu’il y a 3 bus dans la journée et que le premier est à 6h du mat’.

C’est donc à 5h20 que sonne le réveil. Dur de se réveiller si tôt, mais on ne veut pas louper le bus car il y a 7 heures de route et si on loupe celui-ci, le prochain ne nous fera arriver que dans la soirée.. On trouve qu’il est plus facile de trouver un hôtel en pleine journée alors on se motive et nous voilà dans Pondicherry en pleine nuit. C’est agréable car il n’y a presque pas de bruit, quelle différence avec la journée ! On arrive à la gare routière et surprise il y a déjà beaucoup de monde. Il y a pas mal d’Indiens qui dorment à même le sol, dans les déchets et la mauvaise odeur. Assez choquant.

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Avec Jé on commence donc à attendre notre bus, qui si on a bien compris devrait partir dans 20 minutes. Mouais on le sent moyen tout ça.. Tous les bus en gare ont déjà le moteur qui tourne, prêts à s’envoler vers leur destination, quand le nôtre est moteur éteint et que le chauffeur roupille bien pépère à l’arrière. Finalement on partira à 7 heures, ce n’est pas si mal !

Nous arrivons à 13 heures, soit avec une heure d’avance. En même temps ce n’est pas du luxe car en 6 heures nous avons fait 170 km. Soit même pas 30 km/h de moyenne, ça fait peu ! Et même à cette vitesse c’est ultra flippant d’être en bus. Qu’on se le dise les Indiens conduisent comme des fous.

En tout cas je pense que nous n’oublierons pas de sitôt le temple Hindou de Thanjavur. Il date d’un peu plus de mille ans et il est magnifique. Contrairement aux autres temples que nous verrons par la suite, celui-là n’a pas de Gopuram multicolore. Il est assez sobre, dans les tons ocre. De plus il est entouré de pelouses verdoyantes, ce qui le rend encore plus beau car cela fait ressortir sa couleur. Thanjavur représente aussi la première fois où nous nous sommes fait prendre en photo par des Indiens. Des jeunes hommes aux familles en passant par les enfants, tout le monde souhaite une photo avec nous ! C’est vraiment bizarre, on se demande pourquoi. Est-ce parce que je suis blonde ? Et parce que Jérémy a un piercing au labret ? Ils ont en tout cas les yeux rivés sur nous.

On repartira d’ici franchement enchantés. Avec de belles images pleins les yeux.

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Namaste l’Inde!

Après quelques péripéties à l’aéroport de Colombo, notre avion atterrit à Chennai mercredi 15 janvier dans l’après-midi. Un immense aéroport, à moitié vide. C’est étrange car nous qui nous étions préparé au bruit et à la foule, on vit tout l’inverse. Bon on se dit qu’on n’a pas encore foulé réellement les terres indiennes alors on attend anxieusement de se retrouver hors de l’aéroport. On a déjà prévu de répondre « non c’est la troisième fois » à la question « C’est votre premier voyage en Inde ? », bref on est rodé ! Sauf qu’à l’extérieur, le peu de personnes que nous croisons se fiche totalement de nous. Tellement, que nous n’arrivons même pas à trouver une personne qui puisse nous indiquer la gare routière, qui n’est indiquée nulle part. Finalement on atteindra une grosse route en face de l’aéroport, et on trouvera un arrêt de bus. Un homme nous dira que le bus pour Pondichéry passe par ici alors c’est parfait.

4h30 de bus plus tard (pendant lesquelles j’aurais freiné tout ce que j’ai pu et Jé aura sué autant que s’il était dans un sauna), nous voici enfin dans notre hôtel, prêts à passer notre première nuit en Inde ! Le trajet aura donc été au moins aussi épique qu’au Sri Lanka. Au moins on n’est pas dépaysé ! En revanche nous qui trouvions que le Sri Lanka n’était déjà pas très propre, nous sommes vraiment impressionnés ici par la quantité de détritus qui jonche le sol. Il y en a de partout, des cartons, des sacs en plastique, des papiers, des pelures de fruit, des excréments etc… Franchement sur la durée de notre trajet, nous avons vu défilé un nombre incalculable de décharge en pleine nature. On n’ose pas imaginer toutes les bebetes qui prolifèrent la dedans.

Mais tout ça c’était avant le drame bien entendu. Et oui je suis prise d’une insoutenable envie de pisser. Et malheureusement le seul arrêt que fera notre bus, sera dans une immonde décharge extérieure pleine de rats et de cafards… Je suis alors une dame qui se dirige vers les toilettes et le chemin que nous suivons dans le noir me semble infesté de bestioles. Je la laisse entrer dans les toilettes et j’attends mon tour, très impatiemment. Mais quand j’entre enfin, c’est le choc ! En fait en guise de toilettes, c’est une petite salle avec un toit en tôle, des trous dans les murs, des toiles d’araignée qui semblent être là depuis des dizaines d’années, des cafards d’une taille monumentale, des déchets, et surtout pas de toilettes. Non même pas à la turque. En fait il faut faire ses besoins directement sur le sol. Il y a d’ailleurs une couche de pipi de quelques millimètres et j’ai peur de me tremper les pieds avec mes tongs et d’en mettre partout sur mes vêtements en marchant. Ah oui pour couronner le tout il n’y pas de lumière mais j’imagine que je suis chanceuse car c’est un soir de pleine lune et quelques rayons m’éclairent à travers les trous du mur. Soyons clair, j’ai juste envie de pleurer, j’ai jamais rien vu d’aussi dégueu ! Je fais mon affaire le plus rapidement possible et me précipite vers le bus pour retrouver un minimum de confort !

Nous repartons enfin vers notre destination après avoir acheté quelques beignets sur notre aire de repos. Et nous voilà à Pondichéry ! Cette fois ci nous avons réservé notre hôtel car on appréhendait un peu notre arrivée en Inde. Etant complètement perdus, on se dirige vers un autorickshaw avec le nom et l’adresse de notre hôtel. On ne le sait pas encore à ce moment-là, mais on paye notre course bien trop chère et ce n’est pas faute d’avoir essayé de négocier !

Et voilà, plus de 8 heures après avoir quitté le Sri Lanka, nous avons du mal à croire que ça y est, nous y sommes, ce pays que l’on redoutait tant mais dans lequel on avait si hâte d’arriver !

On se couche tout heureux, prêt à explorer une partie si française de l’Inde.

Le lendemain…

Nous ne le savions pas mais nous sommes arrivés en plein festival de Pongal. Cette fête qui s’étend sur 3 jours symbolise la prospérité et l’abondance grâce aux récoltes de fruits. Le sol est plein de dessins colorés qui ont été réalisés dans le cadre du festival.

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Du coup nous n’arrivons pas à savoir si c’est à cause de cela qu’il y a un monde pas possible dans les rues, les parcs, les jardins, la plage, la jetée, etc. Tout le monde semble avoir sorti ses plus beaux habits (ou devrais-je dire Sari ?) et profite en famille du soleil et de la chaleur de la journée.

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Avec Jé on en profite pour filmer et photographier ces tranches de vie Indiennes. Beaucoup de personnes pique niquent en plein air, les enfants jouent et courent partout, certaines personnes font la sieste à même le sol, d’autres se baignent tout habillées dans les vagues et avec Jé on est mort de rire de les voir se faire prendre dans les rouleaux.

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La journée est chargée, d’autant plus qu’au milieu de toute cette foule, nous restons bien décidés à visiter le quartier français de Pondichéry.

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C’est assez amusant pour notre première journée en Inde de voir que tous les noms de rue sont en français : Rue de la cathédrale, Rue Dumas, Rue de la Marine, etc.

On visite des églises, on voit des boulangeries, décidemment on est presque à la maison.

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On apprendra que ce quartir français est détenu presque entièrement par la secte Aurobindo (exception faite du Consulat et de l’Alliance Française) qui emploie pour des salaires de misère de nombreux indiens et qui détient la police, les banques, les hôpitaux, etc.

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Ashram de la Mère et de Aurobindo.

Après avoir errés dans les rues, on retourne se poser à la plage une dernière fois, avant de rentrer à notre hôtel. Sauf qu’en arrivant surprise ! La rue qui longe la mer est fermée à la circulation, il y a des scènes qui ont été montées, une foule de badauds traine ses guêtres, des vendeurs ambulants proposent beignets et autres petits délices frits, et des chapiteaux abritent un grand nombre d’exposants. On se dit qu’il va y avoir de l’ambiance !

On commence par admirer un spectacle. C’est mortel, des types dansent et jouent des percussions. Le rythme est effréné, c’est une ambiance de dingue, on s’éclate. Les Indiens dansent, sifflent, rigolent. Et nous dans tout ça on se fait bousculer, chahuter, mais qu’est-ce qu’on se plait à être planté la !

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On enchaîne ensuite sur les nombreux exposants dans le chapiteau. Il y a tellement de monde qu’il fait très chaud et qu’on sue à grosses gouttes ! C’est parfois kitsch, comme un stand d’objets en coquillages, parfois surprenant, comme un stand d’œuvres d’art en bambou avec comme pièce maitresse un énorme vélo, et parfois très ringard comme un stand de slips kangourou.

On décide ensuite de prendre un dernier bain de foule sur cette énorme artère avant de reprendre un tuk tuk pour rejoindre notre hôtel.

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Cette première journée en Inde aura été à la hauteur de nos espérances ! Inoubliable. J’espère que c’est annonciateur pour la suite du voyage.

En vrac :

Notre premier repas en Inde aura été…. Une pizza ! Oui on a honte.

Notre second repas aura été horriblement épicé… Finalement la pizza ce n’était pas une si mauvaise idée!

Pour cette première journée, on n’aura pas trouvé que les Indiens soient très sympas.. On se sera fait envoyer balader par un certain nombre d’entre eux. Heureusement d’autres ont compensé cette impression, mais pas suffisamment.

La saleté est omniprésente. C’est dégueulasse ! Des déchets partout. Ça pue comme c’est pas permis, il faut faire attention où on met les pieds, et on s’attend à voir des cafards ou des rats à tous les coins de rue. Franchement pas très  plaisant. On a même vu du monde pisser en pleine rue.

Le bruit ! Jérémy n’en peut déjà plus. Ca klaxonne à tout bout de champ.

Notre deuxième journée sera marquée par un passage à la poste. On veut envoyer les choses achetées au Sri Lanka car ça pèse vraiment lourd dans le sac  à dos. Il nous faut donc trouver un carton. Et ce fut chose facile car il y en avait pleins dans le bureau de poste. On en trouve un à la bonne taille et on met alors toutes nos affaires dedans, on le couvre de scotch et on se présente au guichet pour le faire partir. Sauf que là, nous qui étions si fiers de notre emballage en scotch, on se retrouve bien bête, car en Inde, tous les colis sont emballés dans une sorte de toile de jute. Un employé prend donc notre carton et commence sa couture. Il fait ça tellement bien qu’on n’osera même pas le déchirer en rentrant en France ! On écrit alors l’adresse sur le tissu et c’est parti.

On croise les doigts et on espère qu’il arrivera à bon port. En tout cas l’attente au guichet aura été bien plus rapide que ce que je pensais et plus rapide aussi qu’à la poste française ! Bien que ce ne soit pas très difficile…

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Sri Lanka, ce n’est qu’un au revoir

Après nos aventures dans les terres, nous n’avons qu’une hâte, retrouver la mer et commencer à rêver doucement de notre voyage en Inde. On nous a beaucoup parlé de Kalpitya, petit village de pécheurs sur la côte ouest du Sri Lanka. On nous a aussi dit que c’était beaucoup plus cher que le reste du pays mais comme avec Jé nous avons des standards relativement bas on se dit qu’on trouvera sans difficulté une petite gesthouse dans nos moyens.

Enorme erreur ! Déjà, Kalpitiya c’est un village en reconstruction. Nous mettons un temps fou à circuler sur une route en terre ou les travaux prennent place alors même que de nombreux bus, tuk tuks, voitures, et même chèvres et vaches se trouvent sur les voies. Autour de cette « route » toutes les maisons et les commerces sont en pleine démolition. On pense que tout va être reconstruit, on croise de nombreux complexes hôteliers neufs. Dans le même temps, on ne croise aucun touriste. Une fois que le bus nous dépose dans cette ville en pleins travaux, on se fait aborder par un tuk tuk qui nous explique que la plage, très réputée pour le kite surf, est située à 7 kms de la ville. Heu bon d’accord, une fois encore on prend le tuk tuk. Décidemment ces jours-ci on craque !

C’est donc parti pour un petit tour des guesthouses à bord de notre bolide. Quand on dit à notre tout jeune chauffeur que nous avons un budget max de 1500 roupies, il se marre. Ça commence plutôt mal. Il nous explique que Kalpityia c’est très cher et qu’il n’y a rien au-dessous de 3500 roupies la nuit. A notre tour de rigoler ! Qu’est ce qu’on a à ce prix là ?? Rien de folichon, mais alors rien de folichon du tout ! Bon on commence à se dire qu’il se moque de nous et après quelques négociations, il nous trouve une chambre entre la ville et la plage pour 1500 roupies la nuit. C’est plus que sommaire, il y a pleins de moustiques dans la chambre, et surtout c’est paumé au milieu de nulle part. On lui demande alors comment ça se passe pour manger et il nous dit qu’il faut manger à la guest, que le proprio fait la bouffe pour 3000 roupies par jour. Pardon ?? On petit déjeune pour 250 roupies, et le déjeuner et le diner ne nous coûtent jamais plus de 400 roupies, soit 1050 roupies par jour pour l’alimentation. Bon on file voir une autre guest, sur la plage cette fois. La propriétaire nous fait voir un lit, posé directement sur le sable, entouré de bambous très espacés les uns des autres censés nous protéger des regards extérieurs. Ça pourrait faire rêver, sauf que du coup c’est pleins de moustiques, que tu as le bruit des vagues toute la nuit (je ne dis pas le temps d’un massage c’est sympa, mais toute la nuit non merci…), et que niveau intimité c’est zéro. La salle de bain ?? Une douche de plage. Pas de salle de bain en somme. Elle nous dit que, quand même, il y a un wc loin, là-bas. Ah super, j’ai cru que j’allais devoir aller dans la mer en pleine nuit pour faire mon petit pipi. Bon avec Jé ça ne nous emballe pas mais pour une nuit, on se dit pourquoi pas. Et la surprise, 2500 roupies la nuit. Heuu c’est une blague ?? Je veux dire à ce prix-là je préfère autant dormir à la belle étoile sur la plage ! Mais ce n’est pas tout, il faut rajouter 20 € par jour pour la demi-pension. Le repas du midi est en supplément, et à prix d’or. Franchement c’est le pire rapport qualité/prix que nous avons pu constater au Sri Lanka ! Bon on est vraiment ultra déçu, on se dit qu’on perd notre temps ici.  Du coup on retourne en ville, on se trouve une chambre à 2200 roupies la nuit, l’hôtel est neuf donc on a un super matelas, mais le véritable avantage c’est que nous sommes à 20 mètres de la gare routière, et que du coup, nous prenons le premier bus pour Negombo le lendemain!

 

Aaahhhhh Negombo. Nous allons y passer nos 5 dernières nuits avant l’Inde. C’est une ville, bien vivante elle, avec son lot de petites gargottes, et sa plage. Elle n’est pas aussi belle que celles dont nous avons pu profiter dans le sud mais elle reste correcte.

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La plage vit énormément le soir entre parties de crickets, de volleyball et pliage de voile…

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Et puis surtout nous sommes dans une guesthouse en dur, sur la plage, pour 1200 roupies. Et bien quand même ! Nous avons tout le confort moderne, et il y a des petits restos qui nous permettent de manger à un prix correct. Les propiétaires sont très sympas et nous offrent même de la papaye pour le goûter.

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C’est enfin parti pour la farniente ! On est vraiment dans une optique de glandouille, afin de reprendre des forces avant notre périple Indien.

Alors voilà, entre glandouille, shopping, petite bière au bar, préparation de l’itinéraire en Inde, nos 4 derniers jours passent à toute allure et il est déjà temps d’empaqueter tous nos bagages pour filer à l’aéroport.

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On arrive tout de même à organiser un barbecue le dernier soir, sur la plage avec un francais rencontré la veille qui n’est nul autre qu’un réalisateur et producteur de film francais. Merci FG pour ce bon thon que nous avons dégusté avec enthousiasme et pour cette dernière soirée à discuter autour du feu.

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AU REVOIR LE SRI LANKA !

C’est toujours un peu frustrant de quitter un pays alors qu’on commençait à peine à s’y sentir à l’aise. En effet ici on prenait le bus en marche et on payait notre billet sans même demander le prix car on était capable d’évaluer le coût d’un trajet, on riait lorsqu’on nous proposait un kottu à un prix « touriste » ce qui avait pour effet immédiat de faire sourire le vendeur et de ramener le prix à sa normale, on était devenu des pros du dodelinement de la tête, la prononciation de ville telles que Dambulla et Badulla n’avait plus de secret pour nous, et nous savions que l’inscription « hôtel » sur un building ne veut pas nécessairement dire hôtel, mais restaurant !

Durant notre séjour nous aurons particulièrement apprécié le sourire et la gentillesse des habitants. Dès que vous êtes perdus, il y a quelqu’un prêt à venir à votre secours. Ça fait du Sri Lanka un pays extrêmement agréable et facile à visiter.

Nous aurons aussi apprécié la nourriture, même si elle a été quelquefois trop épicée. Nous sommes désormais accro aux Kottus !

Enfin nous avons aimé la diversité du Sri Lanka. Entre le surf à Welligama, le snorkelling à Jungle beach, les plantations de thé à Haputale, les montagnes d’Ella, les sites historiques des anciennes cités, les villes, les safaris, Il y en a vraiment pour tous les goûts ici.

Ce que nous avons moins apprécié c’est la différence de prix entre les locaux et les étrangers. Bien trop importante. Les touristes sont parfois pris pour des porte-monnaie sur pattes, et c’est dommage.

Les heures passées dans le bus ont aussi été éprouvantes. En effet les Sri Lankais roulent comme des fous, alors il est parfois difficile de se reposer pendant un long trajet quand le chauffeur pile toutes les 30 secondes. Bon au final plus de peur que de mal, nous n’avons pas vu le moindre accident sur nos 30 jours passés ici.

Désormais à nous l’Inde !

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Les anciennes cités, Sigiriya et Anuradhapura.

Nous sommes bien arrivés dans le triangle culturel et c’est la pluie qui nous accueille. Une sacrée pluie d’ailleurs. On se demande comment on va bien pouvoir visiter le rocher et les jardins de Sigiriya sous une météo pareille. Il nous faut en plus trouver une guesthouse, et soyons franc, quand tu arrives dans une guest, que tu es trempé, que ton sac à dos pèse une tonne et que ça se voit sur ton visage que tu es cuit, le propiétaire se dit BINGO il n’en peut plus, c’est moi qui vais remporter la négociation. Et effectivement on a perdu. Une chambre pas extraordinaire, sans wifi, sans eau chaude, mais pour 1500 roupies malgré tout. Bon ça ne dépasse pas la limite que l’on s’était fixée mais cela fait partie des chambres les plus chères que nous avons eu ici. Ce qui est sympa c’est que nous avons rencontré 2 couples avec qui on  a pu bien discuter, dont un avocat d’une trentaine d’année qui file en Inde après son séjour au Sri Lanka pour ouvrir un orphelinat près de Calcutta. Ca tombe bien car avec Jé, ça nous trotte de plus en plus dans la tête de profiter de notre séjour la bas pour faire de l’humanitaire. On échange donc nos adresses mails, et on se recontactera dans quelques semaines.

Après tout ça il est temps d’aller se coucher car c’est une longue journée qui nous attend le lendemain. Réveil à 8 heures, et on part à pied à la porte principale du site de Sigiriya. L’entrée au site est de 3900 roupies, c’est extrêmement cher, et surtout 78 fois plus cher pour les étrangers. Et oui les Sri Lankais ne paient que 50 roupies pour accéder au site. Alors normal, pas normal ? Nous trouvons cela choquant, certes les touristes étrangers sont plus fortunés que les Sri Lankais mais je n’imagine pas le scandale en France si la visite de la tour Eiffel était 78 fois plus cher pour les américains ou les chinois que pour les Français. Et à ce prix-là, même pas un guide papier pour vous donner quelques explications sur le site. Non rien du tout. Et les quelques panneaux d’affichage qui étaient dans le parc pour donner des indications ont été enlevé. Est-ce pour nous inciter à prendre des guides ? En tout cas, eux, ils sont bien présents et proposent leur service à prix d’or. Après avoir payé nos entrées si chères, on ne se permettra pas le luxe de prendre un guide ! Le Lonely Planet suffira (il n’est pourtant pas très bien fait sur le Sri Lanka, mais tant pis).

Une fois la pilule avalée, on entre dans le site, et on oublie tout de suite l’insatisfaction que l’on a ressentie en achetant nos billets. C’est absolument magnifique. Les jardins sont d’un vert éclatant, il y a des bassins partout, des cailloux aux formes extravagantes, et un énorme rocher au fond.

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On aura, au détour d’un caillou, fait une rencontre assez effrayante. A vous d’apprécier!

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Sur ce rocher, se trouvait il y a quelques centaines d’années, un monastère ou palais (les versions diffèrent), qui n’est désormais plus là, mais on peut monter et y découvrir les ruines. C’est très impressionnant. La montée est difficile, et avec Jé, notre première question c’est : Mais comment ont-ils pu monter toutes ces pierres là-haut pour construire un tel monument ?? Le rocher fait 200 mètres de haut, ce n’est pas rien à gravir. Pour notre part nous montons dans des escaliers en colimaçon en fer, à flanc de rocher, et si nous n’avons pas le vertige, nous sommes quand même moyennement confiants ! On voit d’ailleurs de nombreuses personnes qui stoppent leur ascension à cause du vertige. J’ai beaucoup pensé à ma mère et je me suis dit qu’elle serait restée au pied du rocher.

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A mi-hauteur du rocher, il y a une fresque représentant des femmes. Selon les versions, elles sont censées représenter les femmes d’un roi Sri Lankais ou différents aspects de Tara, une des figures importantes du bouddhisme tantrique. Les guides sont très fiers de montrer à leur client les erreurs que l’on peut trouver sur les dessins. Ainsi une des femmes à 6 doigts (comme ma copine Justine) et une autre à 3 tétons (comme mes sœurs).

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On reprend ensuite la montée pour arriver sur le sommet du rocher. Ici il n’y a plus que des ruines, et ça parait tellement incroyable d’imaginer qu’un monastère (ou palace ou forteresse ?) s’est un jour dressé ici. Ce qui est sûr c’est qu’ils ont choisi un emplacement de choix. La vue est magnifique, dégagée, et on peut admirer autant que l’on veut les jardins en contrebas. Une pure merveille. Un bassin a même été construit ici aussi.

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On finit par redescendre doucement, pas tellement pressés de quitter ce rocher et la vue qu’il nous offre.

On quittera Sigiriya en traversant les jardins, et en s’amusant de tous les singes qui font tant de pitreries.

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Cette journée restera définitivement un des temps forts de notre aventure Sri Lankaise. On se dirige désormais vers Anuradhapura, qui devrait être (du moins on l’espère) du même calibre que Sigiriya.

On arrive complètement crevés, et ayant une envie très pressante d’aller aux toilettes, on décide de trouver notre guesthouse par le biais d’un tuk tuk. Ca à l’avantage d’être beaucoup plus rapide, même si le chauffeur se prend très certainement une com. Bon pour une fois tant pis, et puis il ne nous prend que 50 roupies pour la course alors on ne va pas se priver. Nous arrivons dans une toute petite guesthouse, ou le prix de la nuit est de 1200 roupies. C’est parfait pour nous. Le propriétaire à des vélos à louer on visitera donc Anuradhapura en 2 roues  à la force de nos mollets.

Le problème c’est qu’une fois encore, le site est très cher (25 USD). Nous avons rencontré quelques voyageurs qui nous ont expliqué que tout n’était pas payant, et qu’au bout du compte, les parties les plus intéressantes sont gratuites. Le problème c’est qu’il est difficile de se repérer et de savoir où sont les sites gratuits. Heureusement Berlin (le propriétaire) a une carte d’Anuradhapura et il nous trace l’itinéraire à suivre pour le lendemain. Il nous indique même les endroits pour entrer dans les parties payantes à l’œil. Merci Berlin ! Cela dit il nous fera payer le service car la location de ses vélos était plus chère qu’ailleurs. Et il fallait voir les vélos ! C’est pas avec ça qu’on gagne un Tour de France ! Et encore moins après ma belle crevaison. Heureusement quelques centaines de mètres plus loin, on a trouvé un garage qui avait une pompe et qui nous a regonflé le tout. Juste le temps de rentrer à la guest.

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Bon alors Anuradhapura, on aurait peut-être dû le faire avant Sigiriya. On a été quelque peu déçu. C’est joli, mais ça ne casse pas 3 pattes à un canard. On va dire que se perdre en vélo entre les différents sites archéologiques et les temples (Dagoba) est assez agréable, voici quelques petits exemples.

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On rentre quand même complètement crevés car au final on en mange des kilomètres, et sous un soleil de plomb en plus !

Après toutes ces aventures, on se dit qu’il est temps pour nous de retourner sur la côte et de profiter de quelques jours de plage avant de filer en Inde, pays qui nous attire mais que nous redoutons en même temps !

 

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Au pays de Kandy!

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Après le trajet en train à travers les beaux paysages montagneux et un très bon petit déjeuner local (trouvez l’erreur, petit indice: c’est en tablette!), nous sommes de retour dans les basses altitudes (500 mètres), à Kandy. On retrouve donc un peu de chaleur, beaucoup de monde, et énormément de pollution. C’est certes un peu moins bondé que Colombo, mais ça n’en demeure pas moins fatigant. Il faut zigzaguer entre la foule, les tuks tuks, les marchés en pleine rue, les vendeurs à la sauvette, etc. Alors quand on arrive au lac de Kandy qui est situé en plein centre, c’est comme une bouffé d’air frais. Il n’est vraiment pas grand, on ne doit pas mettre plus d’une heure à en faire le tour, mais c’est suffisant pour oublier l’espace d’un instant le bruit continu de la ville. Autour de ce lac nous avons pu observer de nombreux singes, un pélican, des poissons, des iguanes. On se serait presque senti à la campagne !

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C’est très joli, il y a une petite île fleurie au milieu du lac, et un énorme jet qui malheureusement ne fonctionnait pas quand nous y étions. Il y a un temple sacré autour du lac qui contiendrait une dent de Bouddha (mais elle est enfermée dans un coffre alors personne ne peut la voir), mais nous décidons de ne pas le visiter. Plusieurs personnes croisées ici et ayant déjà visitées ce temple ne nous en ont pas fait de grandes éloges, et de plus l’entrée est payante. Nous allons passer en tout plus de 10 mois en Asie, alors des temples, on en trouvera ailleurs.

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Kandy est une ville connue pour être la capitale culturelle du Sri Lanka et notamment pour ses danses traditionnelles, dites « Kandyan dance ». Il s’agit de danseurs qui effectuent des chorégraphies traditionnelles rythmées par les percussions d’une troupe de musiciens. Bon les costumes sont très jolis, mais pour le reste ce n’est pas franchement exceptionnel. Il faut dire que mis à part un danseur qui était vraiment à fond, les autres sont en train de mâchouiller un chewing-gum avec l’air de dire, quand est-ce que ça se termine que je puisse rentrer chez moi… C’est dommage car avec un peu plus d’enthousiasme, on se serait beaucoup plus pris au jeu. On a pu assister à la danse du paon, la danse du singe, la danse du cobra (Jé a attendu la danse des canards avec impatience, il a été super déçu qu’elle n’arrive jamais !), et le clou du spectacle, la marche sur les braises ! Bon les types sont complètement insensibles à la chaleur, ils marchent comme si de rien n’était, c’est assez impressionnant. Quand je pense qu’avec Jé on se plaint quand le sable est trop chaud !

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Finalement ce que je retiendrai le plus de ce spectacle, c’est lorsqu’au moment d’entrer dans la salle j’entends quelqu’un m’appeler. Mathilde ??? Heu non moi c’est Pauline, mais j’ai effectivement une sœur qui s’appelle Mathilde. Aaahhh bah salut c’est Omar, le voisin. On n’est pas de la même génération alors je l’ai pas remis de suite, mais c’était franchement trop énorme de se croiser ici par hasard. Etre si loin de chez soi et croiser son voisin, ça vient donc de là l’expression « le monde est petit ».

On assistera au spectacle avec lui avant d’aller boire un verre ensemble, et c’est hyper intéressant pour nous car il a passé 3 mois en Amérique du sud avec sa chérie, et c’est justement le prochain voyage qu’on envisage avec Jé. On prend donc pleins d’infos, et à notre tour, on lui donne 2/3 tuyaux sur le Sri Lanka, car c’est son premier jour ici alors que nous attaquons déjà notre 3ème semaine.

A Kandy nous avons aussi été voir un énorme Bouddha perché sur les hauteurs de la ville. Ça donne une jolie vue sur le lac et le stade de cricket.  Et puis en plus il y avait des petits chiots avec lesquels j’ai pu bien m’amuser alors j’étais ravie !

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Et puis on a assisté à une exposition de peinture, on a mangé TROP épicé, et on a fait du shopping.

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Enfin surtout moi le shopping, mais il faut dire que ma garde-robe n’est pas très adaptée à l’Inde (notre prochain pays), et comme on souhaite se fondre le plus possible dans la masse avec Jé, les shorts pas très longs avec des tee-shirts à bretelles (même si ils ne sont pas décolletés) c’est vraiment pas l’idéal. Il était temps d’investir dans des pantalons amples et légers, et des chemises qui couvrent les épaules. Bon en revanche j’ai toujours les cheveux blonds (et même de plus en plus blond avec le soleil) et ça, il parait que les Indiens adorent, alors je vais peut-être investir dans un turban !

On quitte Kandy demain, et sans regret car depuis quelques heures, il pleut. Désormais on se dirige vers le triangle culturel du Sri Lanka qui abrite de nombreux temples anciens et des sites archéologiques importants.

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La populaire Ella

Nous voici déjà à la fin de nos 3 jours passés à Ella. Ella, c’est plus un ghetto de touristes qu’un village de montagne. Ici c’est finalement tout ce que nous n’aimons pas vraiment. Des guesthouses et des hôtels absolument partout, et des restaurants pour les touristes, avec ambiance feutrée. Difficile donc de croiser des scènes de la vie courante comme à Haputale, il n’y a pas réellement d’âme ici. Et puis tout est 3 fois plus cher qu’ailleurs, et même si ça ne semble choquer aucun touriste ici, nous ça nous dérange. Alors on s’achètera quelques légumes, et pour la première fois de notre voyage en Asie, on cuisine ! Rien d’incroyable, on se fera quelques salades. Et puis c’est bon pour notre ligne après tout !

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Les randonnées dans le coin sont agréables. Nous avons été jusqu’au Little Adam’s Peak. Enfin à vrai dire nous avons poussé un peu plus loin. Le point de vue est envahi de badauds et il suffit de continuer le long de la crête pour se retrouver seuls au monde. Nous avons profité d’une vue magnifique sur la vallée et sur le Yala National Park. Il faut en revanche randonner le matin car au fur et à mesure de la journée, une brume s’installe et la vue s’obstrue alors.

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En redescendant de notre sommet, pour la première fois depuis que nous sommes au Sri Lanka, nous faisons un achat-souvenir. Bien nous en a pris car après une longue discussion avec notre vendeuse, celle-ci nous indique un chemin de randonnée qui n’est indiqué nul part, et que nous n’aurions certainement pas fait si nous ne l’avions pas rencontré !

Nous voilà donc en route, à travers les plantations de thé et les villages.

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Nous rencontrons en chemin un Sri Lankais qui rentre du travail et avec qui on va pouvoir discuter de la vie ici au Sri Lanka. C’est très agréable de discuter avec un local dans un cadre autre que mercantile. Il nous raconte son métier, sa vie de famille, l’achat de son tuk tuk (Jé qui voulait d’ailleurs en ramener un en France a été abasourdi en apprenant le prix, alors quand on sait le salaire moyen au Sri Lanka on se demande comment ils peuvent se permettre un tel achat !). Une vraie belle rencontre avec cet homme.

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Cette randonnée se poursuit sur les rails du train, et cette fois-ci, on se fait courir après par une vieille dame avec un livre d’or dans les mains dans lequel les passants qui se sont arrêtés boire le thé chez elle (moyennant finance bien sûr) écrivent à quel point cette dame est exceptionnelle, généreuse, souriante, etc. Nous sommes un peu surpris de lire certains commentaires disant à quel point cette rencontre fortuite avec cette dame a égayé leur voyage au Sri Lanka.  Nous n’irons pas boire le thé chez elle pour plusieurs raisons. Nous la trouvons très insistante et nous n’aimons pas nous faire forcer la main (se faire courir après et se retrouver le nez collé à son livre, pas tellement agréable). Nous n’avons pas envie à ce moment-là de boire un thé, et malgré le sourire (très commercial d’ailleurs le sourire) de cette dame, nous n’allons pas payer un thé dont nous n’avons pas envie. Enfin, notre recherche d’authenticité, ce n’est pas comme cela que nous l’imaginons. Certes sa maison est en pleine jungle, certes elle a le sourire, mais tout cela n’est finalement que dans le but de vous vendre quelque chose. Alors bien sûr rien de choquant à ce qu’elle cherche à gagner sa vie, là n’est pas le problème. Ce qui nous pose problème c’est le côté : viens je vais te montrer à quoi ressemble la vraie vie Sri Lankaise. On ne donnera pas suite. Nous avons été confortés dans notre décision quand son fils est venu à notre rencontre encore plus insistant que la mère ! Et ce n’est pas peu dire ! Décidemment pour l’authenticité on repassera…

Cette première journée de marche aura été absolument magnifique. Nous avons pu observer de nombreux paysages, et nous n’avons qu’une envie désormais, grimper la montagne d’en face.

C’est donc ce que nous avons fait dès le lendemain. Nous partons en route vers Ella Rock. Il est plus que recommandé de prendre un guide, mais avec Jé ça ne nous pose pas plus de problème que ça de nous perdre. Nous aimons bien marcher et peu importe que nous atteignons notre objectif si nous avons eu la chance de croiser de beaux paysages ! Et pour le sens de l’orientation, je pense que c’est assez clair, nous sommes nuls ! L’énorme sommet se dresse devant nous, il n’y a donc plus qu’à le suivre, et malgré tout, nous nous perdons… Bon avec l’aide d’un Sri Lankais on réussira à se remettre sur les bons rails. L’ascension est assez raide, et très glissante ! On s’arrêtera de nombreuses fois pour reprendre notre souffle. Arrivés au sommet, la vue est une sacrée récompense. On peut aussi voir des aigles planer à quelques mètres de nous, c’est vraiment chouette !

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Mais voilà, il reste encore de nombreux coins du Sri Lanka que nous souhaitons explorer alors il est temps de prendre des billets de train pour rejoindre Kandy, notre prochaine étape. Nous partons le lendemain à 6h40. C’est qu’il y a quand même 7 heures de train alors on préfère partir le plus tôt possible !

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Haputale, village de montagne

Et voilà, nous en sommes déjà à 3 jours ici, à Haputale. Petite ville perchée en altitude, dans laquelle on rencontre finalement assez peu de touristes. Ici on entend le train passer et klaxonner, on se fait poursuivre par les conducteurs de tuk tuk qui nous proposent des guesthouses soit disant bon marché à 4000 roupies, on se fait alpaguer par les enfants qui nous demandent des school pen et autres bonbons. Certaines femmes âgées s’accrochent au bras de Jérémy et lui demandent de l’argent.

C’est la première fois depuis que nous sommes au Sri Lanka que nous sommes confrontés à la mendicité. Elle n’est pas insistante, et pas non plus très fréquente. J’avais peur en y étant confronté, de me sentir gênée, de ressentir de la pitié plutôt que de l’empathie, de ne pas savoir comment réagir. Finalement, j’ai surtout essayé de relativiser. Il n’y a de toute façon pas de réponse miracle face à la mendicité. Bien sûr, il y a des gestes à ne pas avoir, comme offrir des bonbons par exemple. A part donner des caries à des enfants dont les parents n’auront pas les moyens de les emmener chez le dentiste, ça ne sert pas à grande chose.

A Haputale, on a aussi retrouvé notre Laurent, un voyageur français dont on avait fait la rencontre en Malaisie, et avec qui on s’était donné rendez-vous, quelque part au Sri Lanka. C’est toujours un plaisir de passer des moments avec lui. Il a une vision du voyage assez singulière et a plus d’expériences que nous en qualité de voyageur, car sa piste inconnue (nom qu’il a donné à son blog de voyage), cela fait désormais 13 mois qu’elle a commencé. Il est drôle, il est cultivé, il est intéressant et surtout, point très important, il est barbu, et comme il nous l’a expliqué, dans certains pays, la barbe, ça ouvre des portes ! On avait prévu d’aller faire de la rando ensemble mais une panne de réveil suivie d’une gastro auront anéanti nos 2 tentatives. On aura quand même fêté ses 25 ans et le nouvel an ensemble dans le noir dû              à une coupure générale de la ville, c’est déjà ça ! (On suspecte d’ailleurs qu’il avait peur de ne pas réussir à suivre notre rythme effréné de grands randonneurs).

Ici, nous aurons donc marché dans les montagnes, à travers les plantations de thé. C’est très vert, très joli, assez raide, d’un calme absolu, et on a une vue dégagée sur toute la vallée si on se lève tôt le matin ! Car oui dès 10 heures une mer de nuage s’installe, et même si ça reste très sympa, ça coupe la vue sur la vallée, qui elle, est à couper le souffle.

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On a pu voir de nombreux travailleurs ramasser les feuilles de thé, et les mettre dans un grand sac qui pend dans leur dos, et qu’ils font tenir par une lanière posée sur leur front. Le travail semble pénible, et le salaire est de 3 dollars pour 20 kgs de feuilles de thé récoltées. Concrètement, il faut une journée pour réunir les 20 kgs, ça donne une idée du niveau de vie.

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On aura aussi marché le long des rails, à la poursuite de paysages toujours plus beaux.

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On y aura croisé des femmes qui coupaient du bois, afin de faire du feu une fois chez elles pour cuisiner. Elles transportent ensuite le tout sur leur tête, pendant de nombreux kilomètres. Quand on leur a demandé ce qu’elles faisaient, elles ont ri et nous ont expliqué que non, tout le monde n’avait pas la chance d’avoir du gaz pour faire la cuisine.

On aurait aimé continuer cette marche encore plus loin, mais quelques chiens franchement très agressifs nous ont forcés à rebrousser chemin. N’étant pas vaccinés contre la rage, on a préféré pas prendre de risque !

Sinon ici la nourriture est vraiment délicieuse, on a même réussi à trouver quelques plats non épicés, ça faisait longtemps, un pur régal ! En plus elle est bien moins chère que sur les plages de la côte sud, c’est aussi bon pour le porte-monnaie.

On se dirige désormais vers Ella, point de départ de nombreuses randonnées. On va s’y rendre en train, et on a hâte car il semblerait que les paysages pendant le trajet Haputale – Ella soient parmi les plus beaux que l’on puisse croiser au Sri Lanka.

 

 

 

 

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Tissamahamara et le Yala National Park

Nous avons quitté la plage de Tangalle, et commençons doucement notre montée vers le centre du Sri Lanka. Tissamahamara c’est le point de départ de tous les safaris qui ont lieu dans le Yala National Park et c’est notre première étape dans notre route vers le World’s End. Alors contrairement à ce que dit le Lonely Planet, il semblerait que ce soit très loin de la qualité d’un safari en Afrique de l’ouest. Bon comme nous n’avons jamais fait de safari nulle part (à vrai dire jé en a fait un en Afrique du Sud mais il n’a plus de souvenirs alors ça compte pas), on n’aura pas d’éléments de comparaison, et c’est peut-être mieux pour éviter une éventuelle déception !
On vient donc d’arriver dans notre toute nouvelle guesthouse, à 1000 roupies (5,50€) la nuit. On n’aura jamais dormi pour aussi peu cher depuis le début de notre aventure, et on est dans une chambre très sympa, face à un joli lac, à l’écart de la route principale donc au calme !

Nous avons déjà réservé notre safari pour demain, et pour le coup, c’est un sacré coût pour les voyageurs « petit budget » que nous sommes ! 11 000 roupies (60,70€).
Le départ se fera à 4h45 (oui oui du matin !) dans une Jeep avec notre guide chauffeur, et un deuxième guide pour ne rien rater des animaux, et un autre couple français, Michel et Maria.

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On partira pour 6 heures d’aventure à la recherche de buffles d’eau, de sangliers, d’éléphants, de nombreuses variétés d’oiseaux, de mangoustes, et surtout de léopards et d’ours! Il semblerait qu’on ne voit des léopards que dans 10% des cas et que les ours soient encore plus rares à observer. Il faut donc avoir de la chance pour en apercevoir ! Notre guide nous a bien précisé qu’on n’en verrait peut être pas, car des touristes demandent à être remboursé en cas d’échec… Décidemment certains feraient mieux d’aller au zoo !
En attendant notre safari, on décide d’aller explorer les alentours, car le lac au bout de notre guesthouse semble être le lieu de repos de nombreux volatiles, et ça nous donne un avant-goût de ce qu’on va peut-être admirer demain ! On en profite aussi pour visiter un temple, et sur la route, on croise de nombreux Sri Lankais qui se lavent et se baignent dans la rivière de Tissamaharama. Elle semble froide, nous n’irons pas les rejoindre !

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4h30 : Réveil en fanfare ! D’ici quinze minutes le guide va venir nous chercher et on se sent une âme de grands explorateurs prêts à repérer toute présence animalière ! On a une super Jeep surélevée, nos guides semblent bien réveillés avec les yeux grands ouverts prêts à « spotter » tous les animaux du parc, et Maria (qui est finalement espagnole) et Michel sont très sympas. Ca s’annonce plutôt bien, avec Jé on a envie de croire que les léopards et les ours n’oseront pas nous décevoir.

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Et bien nous avons eu raison d’y croire ! A peine entrés dans le parc que notre guide doit ralentir sec, un ours traverse juste devant nous! Il n’était pas bien gros, on aurait cru une peluche (enfin balèze quand même la peluche) et on se sent pousser des ailes, ce safari s’annonce décidemment très bien! On n’aura pas eu le temps de le photographier ou de le filmer car il a déboulé à toute vitesse et ne s’est pas prêté à une séance photo… Notre guide est tout heureux (il doit se dire youpiiiii je vais avoir du pourboire !) et on se tape tous dans la main, oui oui comme une équipe de basket qui viendrait de marquer un panier. Ça peut sembler ridicule mais je vous assure qu’on était comme des gamins à la vue de cet ours…

Alors imaginez quand on a vu le léopard ! BINGOOOOOOOO, c’est le jakcpot pour nous, à peine 20 minutes après avoir croisé notre ours, nous voici face (enfin à environ 200 mètres, notre guide a des yeux d’aigles) à celui qu’on espérait tant voir! Il est tranquillement dans son arbre, allongé sur une branche, et on a tout le loisir de l’admirer. On a les jumelles que Michel nous prête gentiment et notre chauffeur reste une bonne quinzaine de minutes afin que chacun puisse en profiter et le bombarder de photos. C’est vraiment agréable de le voir se prélasser, il roupille bien pépère, tel un gros chat.

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Après ça, on se dit que tout le reste ne sera que cerise sur le gâteau, et en guise de cerise, on a été gâté.
Des buffles d’eau et des biches par dizaines, des crocodiles, des iguanes, des sangliers, des oiseaux magnifiques, des mangoustes et des singes.

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Et pour finir le top du top, une famille d’éléphants qui est sortie des buissons juste devant notre Jeep. Une maman accompagnée de ses 2 petits à 2 mètres de la Jeep, que demander de plus ?

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Nous sommes vraiment enchantés, on n’arrête pas de penser à Roxane et on se dit qu’on aurait vraiment aimé l’avoir avec nous pour vivre cette expérience inoubliable! Histoire de finir le safari en beauté notre guide nous emmène sur la plage pour manger notre petit déjeuner, les pieds dans l’eau…

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Bref, on avait un peu peur d’avoir « investi » dans ce safari, car la nature est totalement imprévisible, mais pour nous, tout aura été un réel bonheur. Des animaux observés à la beauté du parc, en passant par notre rencontre avec Maria et Michel et notre guide à l’œil aiguisé, tout aura été PARFAIT !
On a qu’une seule envie désormais, c’est de faire un safari en Afrique de l’ouest. Mais c’est certainement quelque chose d’encore plus agréable à faire quand il y a des enfants qui s’émerveillent avec vous. On garde donc ce projet pour dans de nombreuses années .

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